Historique de la SIMS

 

La Société d’Imagerie Musculo-Squelettique a été officiellement créée en 2008 (parution au Journal Officiel du 19/11/2008), mais l’idée de fusionner le GETROA (Groupe d’Etude et de Travail en Imagerie Ostéo-Articulaire créé en 1974) et le GEL (Groupe des Echographiste de l’appareil Locomoteur fondé en 1997) est née en 2004 avec d’abord un Groupe GETROA-GEL, puis un premier congrès étiqueté SIMS en 2006.

La création de ces deux groupes est racontée plus loin par certains de leurs fondateurs, Bernard Frot, Claude Massare pour le GETROA et Jean-Louis Brasseur pour le GEL. Si une société d’organe consacrée à l’appareil locomoteur apparaît actuellement évidente et indispensable, il est intéressant de voir comment ces pionniers ont permis sa naissance et son développement, il n’y a pas si longtemps.

Il a fallu du temps et de nombreuses réunions pour créer cette nouvelle société et dissoudre les deux groupes. L’importante activité du GETROA en trente d’existence et le dynamisme du GEL qui est à la source de l’école francophone d’échographie musculo-squelettique ont rendu évidente la nécessité de les fusionner pour développer une Société Scientifique francophone et pluridisciplinaire dédiée à l’Imagerie Musculo-Squelettique. Il faut rendre hommage à tous les responsables du GETROA (secrétariat général du Pr Jean-Jacques Railhac puis du Pr Anne Cotten) et du GEL (secrétariat général du Dr Denis Montagnon) d’avoir mené à bien cette fusion, avec quelques acteurs prépondérants comme les Pr François Diard, Jacques Malghem, premier président de la SIMS, les Drs Jean-Louis Brasseur, Gérard Morvan et Hervé Bard. Le succès de la SIMS démontre la justesse de ce choix tant l’imagerie est devenue multimodale et l’implication des cliniciens une évidence confirmée par chaque congrès thématique et par le développement de l’échographie clinique.

Les statuts de la SIMS ont apporté un nouveau rôle au Président nommé pour deux ans, lui permettant de travailler en synergie avec le secrétaire général dont le mandat est de 4 ans. Après Jacques Malghem, les présidents ont été Jean-Louis Brasseur, Didier Godefroy, Stefano Bianchi, jusqu’au président actuel Hervé Bard. Le secrétariat général a été assuré par Jean-Luc Drapé, puis actuellement par Alain Blum. La composition du Conseil d’administrationreflète la pluridisciplinarité et la francophonie.

Au-delà de cet historique nécessaire pour comprendre une société, il est important de souligner combien cela n’aurait pas été possible sans la volonté de quelques-uns et surtout sans leurs liens d’amitié qui ont persisté au sein de la SIMS. Nous sommes fiers de faire partie d’une Société scientifique qui est devenue en quelques années la plus importante société d’organe francophone, avec un rayonnement international, alliant la rigueur scientifique à la convivialité, où hospitaliers et libéraux, imageurs et cliniciens travaillent main dans la main pour progresser et enseigner sans sectarisme ni corporatisme.

Hervé Bard, président de la SIMS, ancien président du GETROA.

 

 

Historique du GETROA

 

 Les Fondateurs du GETROA (par ordre alphabétique)

 

Dr Michel BARD† - Dr Jacques BERNAGEAU - Dr Albert DJIAN† - Dr Bernard FROT- Dr Claude MASSARE - 


           M. Bard                                                C. Massare
(dessins de Gérard Morvan)

L'histoire du GETROA est indissociable de celle de l'imagerie ostéo-articulaire.

Avant 1974 la radiologie à Paris était dominée par la gastro-entérologie. Les radiologues faisaient "du digestif". Cependant quelques spécialités ont émergé, la neuroradiologie, la radio-urologie, la radiologie vasculaire, et la radio-pédiatrie.

 

La radiologie ostéo-articulaire n'intéresse personne. Dans les services de "Radiologie centrale" des hôpitaux parisiens les clichés d'os sont abandonnés aux manipulatrices. On interprète rarement "l'os". Les examens spéciaux sont rares. L'arthrographie du genou a la réputation d'être douloureuse, l'arthrographie d'épaule passe pour difficile, les autres arthrographies sont exceptionnelles. Pour une arthrographie, une saccoradiculographie au Methiodal ou une myélographie au lipiodol, on a souvent recours au rhumatologue.

 

Dans ce contexte certains chefs de service de chirurgie orthopédique et de rhumatologie se sont organisés. Ils ont leur radiologue attitré et, parfois, leur salle de radiologie dans leur service.

 

En rhumatologie, le centre Viggo Petersen du Pr de Sèze dispose d'un vrai service de radiologie, dirigé par Albert Djian† puis par Michel Bard†.

 

En orthopédie Claude Massare officie dans la consultation du service du Pr Cauchoix, à l'hôpital Beaujon. Jacques Duparc a installé Bernard Frot au beau milieu de son service de Bichat. À l'hôpital Saint Louis, Jacques Bernageau, au sein de la "radio centrale" s'occupe essentiellement du service du Pr Debeyre.

 

Les communications de radiologie osseuse, lors des réunions de la Société Française de Radiologie (SFR) sont, sauf exception, totalement déconnectées du contexte clinique.

 
1973-1974. La germination d'une idée

 

En juin 1973, au lendemain d'une séance, Bernard Frot fait part de son agacement à Jacques Duparc. Sans doute inspiré par la naissance récente du GEM (groupe d'étude la main), ce chef de service lui conseille de créer un groupe de radiologie osseuse. Mais Bernard Frot ne se sent pas une âme de "moteur". Il s'en ouvre à son maître Henri Nahum à qui l'idée semble bonne.

 

Bernard Frot contacte Claude Massare qui a aussi cette idée en tête. Les deux décident de réunir Michel Bard, Jacques Bernageau et Albert Djian, les cinq membres fondateurs représentent alors c toute la radiologie osseuse parisienne.

 

Ensemble, ils optent pour une Société à but non lucratif régie par la loi de 1901. C'est un "Groupe de Travail de Radiologie Ostéo-Articulaire" (GETROA) dont le triple but est d'amener les cliniciens à mieux connaître les possibilités de la radiologie, de rapprocher les radiologues des besoins des cliniciens et d'enseigner aux radiologues les techniques de la radiologie ostéo-articulaire. Le GETROA est donc pluridisciplinaire. Son noyau est formé d'un groupe de radiologues ostéo-articulaires exclusifs reconnus, entourés de cliniciens rhumatologues et de chirurgiens orthopédistes sans omettre l'anatomo-pathologie. Cette pluridisciplinarité constitue l'originalité du GETROA, elle garantit la mise en commun des connaissances.

 

Les fondateurs font du secrétaire général, nommé pour 5 ans, la cheville ouvrière du GETROA; c'est lui qui dirige. A l'inverse, le président, nommé pour un an, incarne l'esprit pluridisciplinaire. Il est choisi alternativement parmi les radiologistes et parmi les cliniciens. Par tradition le clinicien est une fois sur deux rhumatologue et une fois sur deux orthopédiste.

En Juin 1974, se déroule la première réunion, à l'hôpital Bichat. Succès immédiat avec une bonne centaine de personnes qui s'y pressent.

Après 1974 la radiologie ostéo-articulaire a conquis sa réputation. Alors que l'endoscopie digestive concurrence la radiologie, apparaissent en moins de 12 ans, le scanner, l'échographie puis l'IRM, dont la pathologie ostéo-articulaire bénéficie pleinement.

 Un certain nombre de radiologues, de cliniciens et d'anatomo-pathologistes viennent rapidement prêter main forte aux initiateurs. Tous restent fidèles au GETROA.

•     Les radiologues : Alain Chevrot, Didier Godefroy, Gérard Morvan, de Paris, François Ginestié (†) de Montpellier, et surtout Baudouin Maldague et Jacques Malghem de Bruxelles.

 

•     Les rhumatologues : Michel Lequesne, Marcel Francis Kahn, Maurice Caroit, Hervé Bard et Véra Lemaire.

•     Les orthopédistes : Jacques Duparc, Alain Deburge, Daniel Goutallier, Jacques-Yves Nordin, Bruno Lassalle (†).

•    Un anatomo-pathologiste : Jacques Amouroux.

 

L'histoire du GETROA est confondue avec les noms des secrétaires généraux. Fondateurs et animateurs ont assuré pendant 30 ans le fonctionnement, les réunions et les publications du GETROA

•          Claude Massare (1974-1978) a été le premier. Grand organisateur, véritable moteur, il a lancé le GETROA. Il attiré Baudouin Maldague et Jacques Malghem qui sont très vite devenus des membre écoutés du bureau.

•          Bernard Frot (1979-1983) lui a succédé. Il a noué les relations amicales qui lient le GETROA et la Société Française de Radiologie.

•           Alain Chevrot (1984-1989), troisième secrétaire général, a rapproché le GETROA de la radiologie hospitalo-universitaire.

•          Gérard Morvan (1990-1994) a créé le livre du GETROA. Dès leur arrivée, à chaque réunion de juin les congressistes reçoivent désormais, le livre orange qui contient les mises au point au programme. Elles sont rédigées par les orateurs, recrutés parmi les meilleurs spécialistes. Ces livres constituent progressivement une collection de mises au point qui font référence dans l'enseignement post-universitaire.

 

•           Jean-Denis Larédo (1995-1999) a conduit le GETROA à son apogée par le nombre de ses adhérents, par son rayonnement et ses activités dans la francophonie (Canada, Suisse, Tunisie).

•           Jean-Jacques Railhac a été notre secrétaire général de 1999 à 2004. Depuis Toulouse il a poursuivi l'œuvre entreprise, en portant encore plus loin le rayonnement du GETROA. Il a particulièrement développé l'état d'esprit d'amitié et de confraternité. Il a considérablement développé l'exposition technique et donné aux congrès du GETROA un professionnalisme sans lui faire perdre sa convivialité.

En septembre 2004, le secrétariat général est confié au Pr Anne Cotten qui assurait déjà le secrétariat général de l'ESSR (European Society of Skeletal Radiology) avec pour mission de poursuivre le développement du GETROA, d'assurer le regroupement avec le GEL et de faire de ce nouveau groupe une puissante et reconnue société d'imagerie francophone de l'appareil locomoteur en partenariat avec la SFR et en développant avec Stefano Bianchi, président du GEL, l'intégration européenne indispensable de notre groupe.


Historique du GEL

 

par Jean-Louis Brasseur, un des fondateurs du GEL, ancien président de la SIMS

Le GEL a été fondé le 26 mars 1997 au restaurant « Le petit niçois » à Paris au cours d’un repas mémorable regroupant la majorité de ceux qui s’intéressaient à l’époque à une technique discutée : l’échographie musculosquelettique. Si le nom « GEL » fut approuvé à l’unanimité, sa place au sein de l’imagerie fut plus difficile à positionner.

A l’époque, l’ultrasonographie était partagée entre les sociétés d’organe (digestif, urologie,..) et une société (la SFAUMB) regroupant les différents pratiquants de cette technique (échographistes cardiaques, obstétricaux, digestifs ..). Trois  amis, Jean-Louis Brasseur, Gérard Morvan et Philippe Peetrons, passionnés par cette échographie musculosquelettique naissante, étaient membres des deux groupes mais firent deux constats :

- son développement était limité au sein du GETROA : les responsables de l’époque hésitaient à cautionner une technique non validée et à s’y investir.

- ne pas intégrer cette échographie parmi les autres techniques d’imagerie semblait réducteur.

Ils décidèrent donc de fonder un nouveau groupe indépendant des deux autres mais participant à leurs activités.

Un « conseil d’administration » fut composé avec 2 critères fondamentaux : la passion pour l’échographie musculosquelettique mais aussi la convivialité. Les membres cooptés par la suite furent choisis de la même manière.

 

Quatre projets furent élaborés :

- un guide du savoir-faire, de la bonne pratique de l’échographie musculosquelettique

- un journal : le « Gel-Contact », qui regroupait les informations concernant cette discipline naissante : résumés d’articles, annonces de congrès …

- des ateliers d’échographie par petits groupes pour favoriser l’apprentissage pratique de cette technique difficile. Pour diffuser au mieux cet enseignement dans toute la France, il fut décidé que ces ateliers se dérouleraient le plus possible en dehors de Paris. Le premier atelier eut lieu à Saint Etienne le 24 janvier 1998, organisé par Denis Montagnon.

- des travaux scientifiques communs destinés à rassembler nos cas pour déterminer la prévalence d’une variation anatomique, la mesure d’une structure…

Le journal s’est étoffé ; un exemplaire est publié chaque année et distribué aux inscrits de notre congrès de juin. Les ateliers ont toujours un grand succès et rayonnent dans toute la France grâce au dynamisme des organisateurs locaux qui nous démontrent qu’enseignement de qualité peut rimer avec convivialité et non avec austérité. Différents travaux ont été réalisés (Bruno Singer, Viviane Créteur et celui de Denis Jacob sur le nerf ulnaire publié dans European Radiology). Leur nombre est certes insuffisant, mais les idées nouvelles ne manquent pas. Enfin, le guide des bonnes pratiques fut intégré dans celui de l’imagerie proposée par la Société Française de Radiologie sous la direction de Gérard Morvan et Jacques Grellet ; les différents items concernant l’échographie musculosquelettique ont tous été rédigés par nos membres.

 

L’essor important de la technique fut certainement le moteur de notre développement et le GEL compta rapidement plus de 500 membres.

L’étape suivante a été celle du passage de témoin. Il avait été convenu entre les fondateurs qu’après 5 ans ils passeraient la main à une nouvelle équipe ; le trio Stefano Bianchi, Denis Jacob et Denis Montagnon prit le relais, vite épaulé par Michel Cohen. Cela donna indiscutablement un nouvel élan au GEL.

Grâce à l’amélioration des appareils, mais certainement aussi à la qualité des enseignements prodigués par les membres du GEL, la perception de l’échographie musculosquelettique se transforma : les images grisâtres incompréhensibles devenaient lisibles et leur impact diagnostique devenait chaque jour plus important. Le rôle de pionnier avait disparu, mais la passion et la convivialité restèrent.

L’échographie musculosquelettique étant devenue une technique incontournable, à la fois pour les imageurs et les cliniciens, il était logique de rejoindre notre société d’organe. La fusion entre les deux groupes (GETROA et GEL) donna naissance à la SIMS (Société d’Imagerie Musculo-Squelettique) en 2007. Outre l’échographie, les membres du GEL apportèrent leur enthousiasme et leur passion à cette nouvelle société.

 

Ce fut le début d’une autre belle histoire !!!

 

La création du GETROA

 

racontée par deux de ses fondateurs, Bernard Frot et Claude Massare


1967 : Parce que.


Parce que je suis un élève de Henri Nahum, jeune agrégé à l'hôpital Beaujon.

 

Parce que un sénior du service m'a dit qu'il "fallait voir Massare" faire une arthrographie du genou et que je suis curieux.

 

Parce que je ne crains pas d'arriver à 7 heures pour observer Claude Massare faire des arthrographies, des gonométries et des coxométries.

 

Parce que Jacques Duparc, jeune agrégé de chirurgie orthopédique, ami de Claude Massare, implantant son service à Bichat, exige un radiologue dans son service.

 

Parce que je suis là, après Claude Massare (l'ainé), Jacques Bernageau (le deuxième), je suis devenu le troisième radiologue parisien lié à un service de chirurgie orthopédique.

 

Chacun travaille de son côté, l'un à Beaujon, l'autre à Saint Louis, moi à Bichat.

 

L'élite radiologique se partage entre la neuro-radiologie, la radio-pédiatrie, la radiologie digestive et urinaire et le vasculaire ; mais qui se soucie de la radiologie osseuse ? Les salles de radiologie osseuse sont sous équipées, il n'y a ni surveillance de réalisation, ni interprétation des résultats.


1971 : Un triste soir.


J'accompagne, un certain soir, un ami à la "séance d'os" de la section parisienne de la Société Française de Radiologie. Ni Claude Massare, ni Jacques Bernageau ne sont présents. D'évidence, leur absence s'explique : on y présente des images dans une ambiance totalement déconnectée aussi bien de la clinique que du vécu des services d'orthopédie ou de rhumatologie.

 

C'est Jacques Duparc qui émet l'idée. "Frot, vous devriez créer un club de radiologie osseuse", dit-il, alors que je déplore la médiocrité de cette séance.


1972 - 1973 : La conception, pluridisciplinarité


Un an passe, le temps de laisser infuser cette idée, avant d'évoquer ce projet devant Henri Nahum qui m'encourage. J'en parle à Claude Massare qui, saisissant d'emblée l'intérêt du projet, apporte également l'appui de Jean Cauchoix, chef du service d'orthopédie de l'hôpital Beaujon.

 

Une première réunion scelle notre accord sur les points essentiels qui caractériseront cette entité nouvelle et innovante :

La pluridisciplinarité, en groupant, les quelques radiologues dont l'activité est centrée sur la pathologie ostéo-articulaire avec des rhumatologues, des chirurgiens orthopédistes et des anatomopathologistes. Il s'agit de positionner l'examen radiologique comme prolongation de l'examen clinique et de répondre à la question posée en fonction des décisions thérapeutiques possibles.

L'ouverture vers la province et, si possible, vers les pays voisins.

La liaison directe avec la recherche appliquée.

Au cours d'une deuxième réunion nous fixons les grandes lignes des statuts. Après quelques hésitations, plutôt qu'un club informel, nous optons pour une association, loi de 1901, plus contraignante mais plus solidement structurée. Ainsi est né le GETROA (Groupe d'étude et de Travail en Radiologie Ostéo-Articulaire).

Les statuts sont inspirés de ceux de la SOFCOT (Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique) :

Une Présidence honorifique qui dure un an, non renouvelable.

Un Secrétariat Général non renouvelable de 7 ans, cheville ouvrière du groupe, de ses manifestations et des alliances avec les autres Sociétés (Radiologie, Rhumatologie, SOFCOT).

Un bureau peu nombreux.

Jacques Bernageau et les incontournables Michel Bard et Albert Djian, radiologues chez Stanislas de Sèze à Lariboisière sont contactés. Ils nous rejoignent dès la troisième réunion.


Juin 1974 : le premier GETROA

Maurice Chiray, gastro-entérologue, a laissé son nom à un amphithéâtre de 120 places environ, situé sous la chapelle de l'ancien hôpital Bichat. Paradoxalement, c'est ce temple de la gastro-entérologie qui accueille la première manifestation de cette société ostéo-articulaire pure et dure. Au programme : "L'examen radiologique moderne du genou".

Le lancement du GETROA doit beaucoup à son premier secrétaire général, Claude Massare, véritable moteur, doté d'extraordinaires qualités d'organisateur et d'animateur.

Le programme avait été élaboré en commun.

Le bureau s'était partagé les communications d'imagerie (clichés simples, gonométrie, comparaison des différentes techniques d'arthrographies opaques, gazeuses ou en double contraste).

Les cliniciens exposaient leurs techniques d'examen ainsi que les différentes thérapeutiques.

Je n'ai pas oublié ce jour de juin. Nous avons nous mêmes, la veille au soir, nettoyé la salle, vérifié l'éclairage et réglé les projecteurs. Jeanine, la secrétaire personnelle de Claude Massare a assuré les inscriptions, les règlements, la polycopie des textes des communications. Elle est là pour contrôler les entrées et passer le micro dans la salle.

Dès 8 heures 30, la salle est pleine ! Les deux tiers du public sont radiologues, un tiers est composé de rhumatologues et de chirurgiens. Les exposés, cadrés dans le temps et dans le sujet, sont suivis de discussions argumentées par des cliniciens expérimentés.

Pour la première fois, au moins dans le domaine ostéo-articulaire, les radiologues voient leurs propositions d'imagerie confrontées à l'utilité clinique et thérapeutique.

Un Belge, Vande Berg père, est venu exposer sa technique d'arthrographie. Le tandem Baudouin Maldague-Jacques Malghem, déjà présent, se fait remarquer par ses qualités de présentation et ses participations aux discussions.

Le soir même nous dressons le bilan de ce succès et confirmons les lignes directrices pour le futur.

Ouverture vers la province.

Ouverture vers l'étranger.

Pluridisciplinarité, groupant chirurgiens orthopédistes, rhumatologues, rééducateurs et anatomo-pathologistes.

Relations avec la recherche appliquée.

Relations avec la radiologie hospitalière.

Relations avec la Société Française de Radiologie (SFR). Dans une période où la Radiologie, spécialité liée au matériel, se voit écartelée par la naissance de branches spécialisées ; pourquoi faire un GETROA pluridisciplinaire alors qu'il suffit de participer aux séances osseuses de la Société ? Les professeurs Sauvegrain et Nahum nous aideront pendant plusieurs années à aplanir ces difficultés.

 

Mais, d'emblée, le GETROA était lancé. Le succès, jamais démenti, témoigne de l'opportunité de sa création.

 

Beaucoup plus tard, avec l'intégration du groupe d'échographie de l'appareil locomoteur (GEL), il deviendra la SIMS (Société d'Imagerie Musculo-Squelettique).